Printemps 1948.... 

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L'Abbé Balthazar et Grevesse étaient en charge de préparer les enfants issus des écoles officielles de Saint Gilles à leur communion solennelle. Ils étaient à l'époque une cinquantaine chaque année à suivre une formation au Cénacle situé rue des étudiants sous la direction de Mère De Lonneux et des Abbés Balthazar et Grevesse. L'Abbé Balthazar était aumônier des scouts à Sainte Alène.

Quant à l'Abbé Robert Grevesse, il allait devoir remplacer l'Abbé Hermans appelé dans une autre paroisse près de Louvain alors qu'il était aumônier des scouts de la 22ème Saint Jean Berchmans à Saint Gilles. Ce remplacement ne c'est pas fait tout de suite et c'est ce qui a permis à l'Abbé Grevesse d'être plongé dans ce milieu. Le recrutement des jeunes futurs scouts à la première était assuré par l'école des Frères Maristes de la rue du Tir.

Mordu par le scoutisme, le Père Grevesse eut l'idée de créer sa troupe avec les jeunes provenant principalement du Cénacle, sachant que chaque année de cycle lui apporterait une nouvelle source de recrutement.

Cela commença donc en 1948 avec une douzaine d'enfants en instruction qu'il convia à participer le jeudi à des jeux après leur cours de catéchisme dans le jardin du Cénacle.

Peu après, le groupe se structura en patrouilles et s'affilia à la fédération des «Scouts Baden-Powel».

Au seuil des grandes vacances, un camp scout fut mis sur pied et l'Abbé Grevesse s'occupa lui même de l'intendance.

Il fit également appel à deux chefs de patrouille et deux chefs extérieurs, qui?

provenant probablement du clan de la 22ème unité de Saint Gilles. Ce premier camp eut lieu près de Ciney (Reux) où ils bénéficièrent de l'accueil du baron Goffinet. La troupe du cénacle arborait le foulard bleu une des couleurs de Saint Gilles puisque les scouts de la 22ème avaient le foulard jaune. Ils étaient 17 garçons et chefs scindés en 2 patrouilles, les Aigles et les Chamois.

Château du Baron Goffinet vu à une altitude de 500m

(Ceux qui ont participé à ce camp reconnaîtront surement les lieux).

PS; Il est plus que probable que l'Abbé Hermans était toujours en fonction comme aumônier à la première troupe mais avait déjà pris comme adjoint l'abbé Grevesse sauf pour ce premier camp.

Après ce camp réussi au mieux des espérances, il fallut penser à se structurer d'avantage, les chefs qui avaient acceptés de nous encadrer pour le camp durent être remplacés. C'est alors que se réalisa un premier rapprochement avec les scouts de la 22ème unité. Son clan nous envoya deux chefs, qu'aujourd'hui on qualifierait « d'affreux » tant ceux-ci étaient imbibés d'un esprit de légionnaire qui allait s'inscrire pour longtemps dans l'esprit et les activités de la troupe. Poulain (Chef de troupe Robert D'Hainaut) et Marcassin (Assistant de troupe André Brackx) allaient faire de nous des vrais Scouts et placer la troupe sur la route du succès. En tant que seconde troupe, notre rattachement à la 22ème se fit tout naturellement. Nous quittions notre local et les jardins du Cénacle pour nous installer définitivement dans une cave de l'Aegidium (parvis de St Gilles).

Arriva le camp de 1949 au cours duquel les 2 troupes campèrent pour la première fois ensemble à Corbion (commune frontalière).



Anecdote: Le terrain de camp se trouvait à cheval sur la frontière franco-belge, si bien que la première troupe campait en France alors que la seconde campait en Belgique.


Histoire racontée par Puma (Robert Steurs)

Le camp se trouvait au fond d'un creux près de la Roche aux fées (un décor fabuleux pour nos feux de camp). La seconde troupe venait de rejoindre l'unité et nous campions pour la première fois ensemble. Etait-ce en raison du manque de matériel ou en raison du nombre restreint de participants, mais ma patrouille avait été divisée pour la circonstance et repartie entre celles des Aigles et des Chamois. Pour ma part, j'étais chez les Aigles avec comme CP Cabri (Raoul Breyre) et Ecureuil (Jean Van Hoef) comme SP et bien sûr d'autres sacripants dont je me souviens plus des noms.

Ce dont je me souviens bien, le temps était au beau et nos plongeons dans la Semois un vrai régal sans oublier le transport d'une chambre à air de camion pour animer nos baignades.


 
Nos chefs: Poulain et Marcassins


La patrouille des Aigles : avec Cabri, Ecureuil, Puma (Robert Steurs) et 2 novices ..

Bien.... connaissez vous le village de « Montcuq » ? Cette authentique cité du Lot en France a une spécialité, la moutarde.... ce condiment impertinent fut la cause de la perte du fanion d'honneur remporté cette année là par la patrouille des Chamois.

Venons en au fait: Un soir...un beau soir de camp, le couvre-feu avait été sonné, les scouts sur la paillasses et sous les couvertures.... le silence étant de rigueur....lorsque l'un des nôtres dans l'ombre de la nuit lança cette phrase saugrenue « connaissez-vous la moutarde de Montcuq »?

Non... hein...quoi...raconte....et Hibou de nous vanter les mérites de cette appellation bizarre mais combien fertile pour une conversation nocturne. Le ton monta (comme la moutarde au nez), les rires également. Ce que nous ne savions pas, c'est que les chefs alertés par cette soudaine effervescence étaient tapis derrière notre tente et écoutaient notre "rigolarium".

Une voix s'éleva dans la nuit, notre CT, « celui qui a toujours et encore des idées » réclame le silence en nous prévenant que cette affaire de moutarde se règlerait le lendemain matin.

Effectivement, le lendemain après l'inspection alors que la patrouille fut alignée comme il se doit pour le discours de circonstance mais aussi pour savoir qui avait démarré sur le sujet moutarde.

Bien sûr, la loi du silence nous cloua les lèvres, « motus et bouches cousues » et le lanceur de vanne ne fut pas dénoncé. Les chefs se concertèrent voyant qu'insister ne servirait à rien. Ils levèrent notre punition mais notre silence nous coûta sans aucun doute la récompense suprême, « Le Fanion d'Honneur du Camp ».

J'ajouterai que la moutarde de Dijon viendrait de Montcuq parce que l'on dit que l'amour tarde à Dijon. ()

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Les Premières promesses, une patrouille en plus; les Bisons et nous voilà en 1950 au camp de Vosges. La composition de la seconde troupe était alors la suivante:

Aumônier : Robert Grevesse (dit Popov)
Chef de troupe : Poulain ( Robert D'Hainaut)
Assistant : Marcassin (André Brackx)
Patrouille des Aigles : CP Cabri ( Raoul Breyre) - SP Ecureuil ( Jean Van Hoef)
Patrouille des Chamois : CP Ourson (Guy Baudhuin) - SP Lama (Jacques Vanovermeiren )
Patrouille des Bisons : CP Puma ( Robert Steurs) – SP ()




Père Grevesse dit « Popov » avec nos deux chefs Poulain et Marcassins au sommet du Donon

Il régnait entre les deux troupes une saine mais indéniable rivalité. La seconde troupe étant encore très jeune devait encore prouver qu'elle était digne de l'histoire déjà longue et prestigieuse de la XXIIème. 

Le Cénacle et son jardin sont devenus depuis 19xx l'espace César Franck à Saint Gilles.


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Vu par Taupe (Eugène Ponsaerts)

Autant que je me rappelle, (la mémoire me fait de plus en plus défaut avec l'âge, mais si on se mettait tous, on pourrait reconstituer avec exactitude de temps passé ensemble et dans la foulée, passer le relais à nos plus anciens et aux plus jeunes)
J'étais à l'athénée de Saint Gilles et pour faire ma communion solennelle, j'ai suivi mon cours de catéchisme au Cénacle comme bien d'autres, avec l'Abbé Grevesse. Ce fut en 1951, j'avais 12 ans.
Un jour, le père Grevesse demanda à mon copain de classe si cela ne l' intéressait pas de faire partie des scouts. Je l'entends encore dire à ce copain d'enfance (Van Hoef) « ne viendrais tu pas toi aussi chez les scouts? »
Si mon ami de l'époque répondit NON mais moi qui avait entendu la question, ai fait savoir que j'y étais intéressé. Ce n'est qu'au premier contact avec la troupe que j'ai su que le frère ainé de mon copain était second à la patrouille des Aigles à laquelle je fis partie. Et voila comment je me suis embarqué à la seconde troupe de la 22ème Saint Jean Berchmans.
Ils portaient tous des noms bizarres!!! le frère de mon copain de classe c'était « Ecureuil ». Ne connaissant ni le nom ni le prénom de chacun, j'ai du faire connaissance avec toutes ces bestioles qui tout compte fait étaient très jovial, gentils et amicaux. Je sentais que j'avais fait le bon choix.

Les réunions se tenaient le jeudi de 14 à 18h et le dimanche de 9 à 18h. Un dimanche par mois, elle commençait par la messe en l'église de Saint gilles au parvis à 8h. Les autres dimanche, elles commençaient par une messe au Cénacle à 9h. Je crois me souvenir que le dernier dimanche du mois était consacré à la vie de famille.

La composition de la seconde troupe en 1951 était alors la suivante:
Aumônier : Abbé Robert Grevesse
Chef de troupe : Poulain ( Robert D'Hainaut)
Premier assistant : Marcassin (André Brackx)
Deuxième assistant : Puma (Jean Gyselinks)
Patrouille des Aigles : CP Cabri (Raoul Breyre) - SP Ecureuil (Jean Van Hoef)
Patrouille des Chamois : CP Ourson (Guy Baudouin) - SP Lama (Jacques Vanovermeire)
Patrouille des Bisons : CP Puma (Robert Steurs) - SP
Une 4ème patrouille sera crée plus tard. Ce sera la patrouille des Panthères.

Ma première patrouille fut celle des Aigles avec Cabri ( Breyre) CP, Ecureuil (Jean Van Hoef) SP , Lapin (), Gyselinckx, frère de l'AT Puma. Ecureuil quitta la troupe pour des raisons qui me sont inconnues quelques temps après.

Mon premier camp fut celui de « Villance sur Lesse ».
Novice, j'avais beaucoup à apprendre de mes ainés, ce camp me laissa les meilleurs souvenirs., dont une fameuse descente de la Lesse sur un radeau que chaque patrouille dû construire pour l'épreuve. C'était pour qui arriverait le premier sur un parcours qui devait faire 500 mètres.. et une profondeur d'eau de 25cm de moyenne. (Voir photo.). Certain que l'on ne risquait pas de se noyer mais qu'est ce que l'on s'écorchait les pieds !!!


Passer les épreuves du « Tenderfoot » pour pouvoir faire ma promesse fut mon premier objectif.
Cabri mon chef de patrouille nous quitta, laissant la place à Moineau (un dur spécialiste du morse).
Le chef de troupe était Poulain (Robert d'Hainaut) les assistants Marcassin (André Brackx) et Puma (Jean Gysselinckx). . Sévères mais très appréciés de tous. Au cours de l'année suivante viendra s'ajouter pour quelques mois seulement Gazelle () étranger à la 22ème. (Il est venu habiter à Saint Gilles à la rue Jean Volders).

Le local était constitué d'un box pour les chefs, de 4 boxes pour les patrouilles, le tout faisant partie d'une grande salle capable de contenir le rassemblement d'une trentaine de scouts et de chefs.
Une salle en annexe bordée de banc servait aux palabres. Toute la troupe était chapeautée par notre père, l'abbé Robert Grevesse surnommé Popov.


Le jeudi, nos réunions étaient souvent des réunions de patrouille généralement basées sur l'apprentissage par des jeux éducatifs. Souvent nous participions à des jeux collectifs mettant les patrouilles en compétitions. Des jeux comme « Kim » ( mémoriser 20 objets en 1 minute et les dévoiler une fois les objets recouverts d'un linge).

Si les réunions du jeudi se passaient la plus part du temps au local, le dimanche elles se passaient très souvent en forêt de Soignes. Il y avait 4 destinations mais toujours en tram. « Uclle Saint Job » (tram 10), « Watermael Boisfort » place Wiener pour aller à Groenendael, ou à Notre Dame des Bonnes Odeurs. A « Auderghem » pour les Etangs des Enfants Noyés ou à la Source de l'Empereur et les « Quatres Bras » (Stockel) pour l'Arborétum.

Parfois nous allions à la « Fresnaye » ou à Woluwe dans la propriété du Commissaire Lambert mais uniquement un dimanche lorsque la messe était à 8h du matin. Aussi mais rarement était organisé un jeu de ville.

En 1952, je fis ma promesse et le camp cet année là eu lieu à Bevercé, près du barrage de Robertville, à 3 Km de Malmédy. Dans une très belle région qu'est la vallée de la Warche.
Cette année là, la pluie fut au rendez-vous presque tous les jours.


La composition de la seconde troupe en 1952 était alors la suivante:

Aumônier : Abbé Robert Grevesse
Chef de troupe : Poulain ( Robert D'Hainaut)
Premier assistant : Marcassin (André Brackx)
Deuxième assistant : Puma (Jean Gyselinks)
Patrouille des Aigles : CP Cabri ( ) SP ( )
Patrouille des Chamois : CP Ourson (Guy Baudouin) - SP
Patrouille des Bisons : CP Puma (Robert Steurs) - SP
Patrouille des Panthères : CP Roitelet (Marcel Joiris) - SP ( )

C'est après ce camp que nos 3 chefs (Poulain, Marcassin et Puma) nous ont quitté pour d'autres obligations. Gazelle suivra 6 mois après.
Ourson (Guy Baudhuin) était CP chez les chamois, Moineau ( ) devint CP chez les Aigles et Puma (Robert Steurs) chez les Bisons.
Furet (Michel Leblicq) devint notre chef de troupe assisté par ......
Cette année là, Robert (Puma) , Guy(Ourson) et de la 1ère, Faon(Garnier), Coucou; Gazelle (Victor),Jacques Vierendeels , Guy Verbessem (Ecureuil), passèrent au Clan de la Flamme.
Personnellement, je fus muté chez les Panthères, patrouille nouvellement crée.


La composition de la seconde troupe en 1953 était alors la suivante:

Aumônier : Abbé Robert Grevesse
Chef de troupe : Furet (Michel Leblicq)
Premier assistant : ( )
Deuxième assistant : ( )
Patrouille des Aigles : CP ( ) SP ( )
Patrouille des Chamois : CP ( ) SP ( )
Patrouille des Bisons : CP ( ) SP ( )
Patrouille des Panthères : CP Roitelet (Marcel Joiris) SP ()

Plus tard Ourson (Guy) reviendra à la seconde troupe avec Ecureuil (Guy Verbessen) comme assistants de Furet (Michel). A la première le staff se compose d'Orvet, Jacques, et gazelle (Jean Victor Blondiau). 

Après, ce fut le camp de Resteigne en 1953


Ensuite, ce fut à nouveau en 1954 le camp de Beversé où j'étais second et le camp de Botassart en 1955 ou j'étais second chez les Aigles avec Marcel Mommaerts comme CP, en 1955 où j'étais toujours second avec Loutre (Emile Caron) comme CP.

Vint ma période du clan alors que Ourson devient CT de la seconde troupe en 55 (Botassart). Furet (Michel Leblicq) devient chef d'Unité.

La composition de la seconde troupe en 1955 était alors la suivante:

Aumônier : Abbé Robert Grevesse
Chef d'Unité : Furet (Michel Leblicq)
Chef de troupe : Ourson (Guy Baudhuin)
Premier assistant : Faon (Jacques Garnier)
Deuxième assistant : Souris (Christian Vande Perre)
Patrouille des Aigles : CP ( ) SP ( )
Patrouille des Chamois : CP ( ) SP ( )
Patrouille des Bisons : CP ( ) SP ( )
Patrouille des Panthères : CP ( ) SP ( )


Au clan, le départ de Puma (Robert Steurs) à l'armée fit que la petite équipe dont je faisais partie, fut dissoute. Néanmoins je continuais à faire du scoutisme à ma manière en suivant les stages organisés par l'AEP (Aide aux Enfants des prisonniers de guerre devenu Aide à l'Enfance du Pays) J'y ai participé comme assistant et chef de troupe durant les colonies de vacances qui à l'époque durait un mois.....

Avec Jacques Donvil et Faon (Jacques Garnier) nous avions formé un orchestre et allions jouer pour les immigrés Polonais ou encore des personnes du 3ème âge rue de Stalle

En 1956, ce fut le camp de Termes. Ourson est CT et ses assistants sont: Faon (Garnier) et Souris (Christian Vanderperre). Souris partira l'année suivante à la 82ème Sainte Alène comme assistant de troupe.

La 1ere a comme CT Chevreau (Jacques Vierendeels) et AT Gazelle (JV Blondiau) + X??. 

Ourson quitte l'Unité pour son SM début 57. Suit à ce moment un autre CT Bengali (Evenepoel), style témoin de Jéhovah parait-il.

En juillet 1957, ce fut le camp de Boussu-lez-Walcourt, suivi en août par le Jaboree de Suttonpark près de Birmingham en Grande Bretagne. C'est au retour de ce Jamboree que les scouts de la seconde apprendront que que deuxième troupe allait être dissoute. Le père Grevesse s'étant rendu compte de la vraie vocation de Evenepoel responsable aussi de la réduction des effectifs ainsi que du manque de chefs, que la seule issue qui restait était de transférer les scouts restants à la première troupe.

C'est ainsi que la seconde qui avait atteint son apogée avec 40 scouts dans les années 56 sera finalement dissoute en 1957 et que les quelques âmes restantes allaient être transférées à la 1ere avec J Vierendeels comme CT. 

La seconde Troupe n'aura finalement vécu qu'une petite dizaine d'années.

Fait divers :

En 1951, un déplacement en tram coûtait 0,1€ . Les trams n'avaient pas encore de portes avec fermeture.
Le traité instituant la CECA est entré en vigueur le 23 juillet 1952 pour une durée de 50 ans .
C'était aussi la venue sur le trône du prince Baudouin (1953) et de la grande organisation à l'hippodrome de Boitsfort.
Naissance du cinémascope et le film « La Tunique » toujours en 1953. Il y avait 3 cinémas sur les 500 mètres de la chaussée de Waterloo qui séparait la Porte de Hal à la Barrière de St-Gilles. (l'Elisée, le Bristol et le Tivoli) Ils sont tous fermés à ce jour, l'Elisée étant devenu le « Centre César Franck »
C'était aussi la fin du Noir & Blanc avec de beau films tels que;
Jeux Interdits (Exode de 1940) – Tant qu'il y aura des Hommes (avec l'attaque de Pearl Harbor, film aux 8 oscars, à l'époque censuré ou considéré Adulte) – Le 3ème Homme – Blackboard Jungle (Rock around the Clock) et derniers Charlot's comme Les temps Modernes, Le dictateur. et moins connu le dernier; « Les feux de la Rampe » avec la chansons dont il est l'auteur « Deux petits chaussons de satin blanc »
En musique, le jazz fait un tabac avec Louis Armstong, Duke Ellington, Ella Fidhgeral et en spirituals Mahalia Jackson.. Ce fut la montée du Rock avec le fameux film cité ci-dessus et le « Rock arround the clock joué par Bill Haley en 1952/53. Elvis Presley avec son premier succès « That's All Right Mama » en1954. C'était aussi le temps des « Compagnons de la chanson »
Mais c'est aussi le boum de la commercialisation et des émissions télévisées qui commença par la diffusion en direct du couronnement de la Reine Elizabeth II d'Angleterre.
Découverte de Jacques Brel avec sa chanson « Il peut pleuvoir sur les trottoir... des grands boulevard... moi j'm'en fiche, j'ai ma mie auprès de moi.....(1954)
La loi Lefèvre.....
Au Parvis de Saint-Gilles, le café Verschueren qui fut champion du monde au billard à 3 bandes.
En 1956, le drame du « Bois du Cazier » qui fit 262 victimes dont 95 belges.
Le 4 Octobre 1957, le Spoutnik premier satellite de l'espace.
Et enfin en 1958 l'Exposition universelle et l'indépendance du Congo.

Avec le recul du temps, on voit mieux qu'a cette époque notre scoutisme a subit une influence importante et que cette influence se marque dans la cohésion des anciens actuels.


Je ne suis pas sûr de tout ce qui est écrit ci-dessus, il faudrait pouvoir reconstituer pour un moment donné les noms de tous ceux qui formaient les patrouilles.

CECI CONSTITUE UNE BASE QUI NE DEMANDE QU'A ETRE CORRIGEE et COMPLETEE AFIN DE TOUT SAVOIR SUR LA VIE DE LA 2eme troupe.

Amusant et instructif !!!

Voici aussi un lien de ce qu'était l'AEGIDIUM: http://photos.bruxelles5.info/aegidium/slideshow

aussi http://salledecinema.over-blog.com/article-34528651.html

Voici ci-dessous un tableau reprenant les endroits de camp, Chefs de camp et Aumôniers.

Année

Camp

Chefs

Aumônier

1947

Targnon

1. ? Jean Rahier

Joseph Hermans

1948

?

Le Reux

1. ?

2. ?

?

Robert Grevesse

1949

Corbion

1. Marcel Fiems

2. Robert D'Hainaut

Robert Grevesse

1950

Les Vosges

1. Albert Lodewick

2. Robert D'Hainaut

Robert Grevesse

1951

Villance

1. Albert Lodewick

2. Robert D'Hainaut

Robert Grevesse

1952

Bevercé

1. Albert Lodewick

2. Robert D'Hainaut

Robert Grevesse

1953

Resteigne

1. Albert Lodewick

2. Michel Leblicq

Robert Grevesse

1954

Bevercé

1. Albert Lodewick

2. Michel Leblicq

Robert Grevesse

1955

Botassart

1. Michel Leblicq

2. Guy Baudhuin

Robert Grevesse

1956

Termes

1. Jacques Vierendeels

2. Guy Baudhuin

Robert Grevesse

1957

Boussu lez Walcourt

1. Jacques Vierendeels

2. Eveneepoel

Robert Grevesse

1958

Hermeton sur Meuse

?

Fusionnée

Robert Grevesse



La Rawette :

1956,  à l'apogée de la seconde

Bastogne (40/45) entre Senne et Soignes. Par Guy Baudhuin

C'était en hiver 56/57, sauf erreur de ma part, cejeudi soir dans la salle des palabres nous discutions de la stratégie à utiliser le dimanche suivant pour le grand jeu inter-unités du District Sud-Ouest.

Les premiers flocons étaient tombés sur Bruxelles et le dimanche suivant nous étions engagés dans un jeu d'approche sur la crête de l'avenue de la forêt à St Genesius Rode.

La décisions tomba d'emporter avec soi un drap de lit blanc en guise de camouflage.

Le dimanche matin, l'omni-B 37 US nous parachuta aux abords de la gare de Buysingen où devait commencer notre progression en territoire ennemi du moins pour cette patrouille (laquelle ??) que j'accompagnais en tant qu'observateur neutre, les 3 autres patrouilles ayant été disséminées à différents endroits de l'objectif.

Revêtus de notre camouflage blanc, le premier obstacle (le franchissement de la Senne) s'effectua sans perte (de temps). Puis commença la lente progression, attentifs au moindre mouvement suspect au travers de la vallée en direction d'Alsemberg. Nous nous doutions que l'ennemi devait être concentré plus spécialement sur les hauteurs à partir d'Alsemberg (colline 327 et autres)....voire au-delà. Des éclaireurs adverses motorisés (à vélo) pouvaient à tout moment nous surprendre. Mais qui aurait pu voir ces vaillants troupiers tout de blanc vêtus se confondant avec le paysage enneigé?

Seul le passage près des zones habitées était délicat (verglas fréquent entrainant des embardées non controlées...).

A Alsemberg vers 12,01 hrs PM, nous nous réfugiâmes dans une auberge en ruine pour nous servir en petit remontant OXO Walker réchauffant et nécessaire pour faire virer la coloration de nos ripatons, nez et autres ustensiles. La tension était au maximum, pendant le déjeuner les vigies s'alternaient et l'une d'entre elles nous signalât un mouvement ennemi.

Une patrouille devait nous avoir repérés et fouillait systématiquement le village. Nous nous repliâmes donc sur nos positions préparés à l'avance (c.a.d sous les tables de l'estaminet).

Quelques échanges de tir.... ce n'était pas les bons numéros... et comme des Sioux nous parvenons à nous dépétrer de cette situation. Bien que harassés par ce combat et la température polaire de la journée, la progression maison par maison se poursuivit en direction de Rode.

La voie de chemin de fer fur prise d'assaut sans coup férir et après le contournement de la position ennemie, la patrouille au grand complet se prépara à l'assaut final de la colline (887) jouxtant l'avenue de la forêt.

D'autres pats de chez nous et d'ailleurs avaient déjà atteint leur objectif visiblement avec des pertes sensibles. Le terrain (environ du Driesbos) était dévasté par rapport à aujourd'hui... tout habitation avait été « détruite ».

Finalement la patrouille que j'accompagnais réussit à prendre à l'ennemi cette position stratégique et remporta brillamment ce jeu Inter-Unités. C'était la première fois que la seconde troupe de la 22ème était engagée dans un jeu de District. Les 4 patrouille y participaient - la stratègie du camouflage avait été payante et l'une d'entre elles avait remporté l'épreuve.

Notre fierté n'avait d'égal que notre plaisir d'avoir amené notre Unité à gagner cette compétition et ce malgré un long parcours pénible dans le froid et la neige.

A cette époque, le souvenir de nos libérateurs était encore bien vivace dans nos esprits.

Quand à la comparaison avec Bastogne, elle servait d'alibi pour notre motivation.


Ourson, envoyé spécial Roteur.






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